Aaah! Tâche bénie que d'écrire quelque chose sur Frantico. Que peut-on encore dire de ce specimen d'homo frustratus qui a défrayé la chronique mi-2005, alors que s'opposaient ceux qui croyaient dur comme fer en son existence (on va les appeler les "franticards") et ceux qui avançaient la théorie d'un complot fomenté par Lewis Trondheim et ses potes (on va les appeler les "lewisards")?
Maintenant que tout ça s'est refroidi et que les franticards ont déchanté face au semblant d'aveu sur le site du susdit Lewis (mais il restera toujours un chouïa de flou artistique bien entendu, quoi qu'en disent les lewisards), on peut parler du blog de Frantico pour ce qu'il est: une excellente BD autobiographique à l'humour ravageur, cinglant et bien placé, parfois même là où ça fait mal (je pense à l'épisode Angoulême).

Frantico est un bonhomme pas gâté par la vie (physique peu engageant et vie sexuelle aussi exaltante que celle du lamantin), mais qui le lui rend bien. Frantico, c'est des observations pointues - et quelquefois cruelles - sur la vie quotidienne et le comportement des gens, du sexe pathétique (99% de branlette), de la philosophie de comptoir hilarante, le tout en humour, parfois scatologique et toujours juste.
Je vous laisse là, si vous ne connaissez pas encore, il est urgent que vous vous jetiez sur ce blog (à lire depuis le début comme une bonne BD).
Morceaux choisis:
"-Toi, t'as gerbé et t'as pas niqué."
"- Dju! Dju!"
"- Bonjour mes amis les gens! Bonjour les voitures! Bonjour le pigeon qui a une patte cassée et qui va crever!"
Visitez le blog de Frantico : http://www.zanorg.com/frantico/